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07/16/2018

[FR]Pourquoi les DSI doivent s'emparer de la donnée (Data for Business ou D4B)

Après plus d’une décennie à industrialiser les processus des DSI, externaliser et réduire les coûts, les DSI ont vu arriver les nominations de responsables du Digital afin de redonnerde la réactivité et de l’agilité aux projets informatiques. Ceux qui étaient restés proches des métiers ont pris la double casquette, CIO et CDO, mais beaucoup ont vu arriver des responsables du digital et une absorption significatives des budgets des nouveaux projets.

Quelles leçons en tirer pour la prochaine transformation majeure annoncée par l’ère de la donnée ?

Nous savons tous qu’un système d’information sans données fiables perd beaucoup de sa valeur. Certains savent également que sans règles communes et partagées, mises en cohérence par le SI lors des diverses saisies des utilisateurs, une dépense de logiciel en SaaS sera une fois comptabilisée comme frais administratif, une autre fois comme logiciel et une fois comme service externe générant des indicateurs peu cohérents. Tous les DRH ont peur de la question : combien avons-nous de personnes travaillant dans nos locaux? La réponse simple pour une PME est un casse-tête pour une multinationale: il faut compter les employés, les stagiaires, les intérimaires, les prestataires ayant badges et accès au SI, et les prestations ayant lieu dans les locaux de l’entreprise faisant objets de contrats de service (ménage, gardiennage, logistique, maintenance sur site,…).

La révolution de la donnée qui est en marche consiste à augmenter les données internes de données externes (par exemple Open Data) afin d’améliorer la prise de décisions. Le niveau de fiabilité de ces données internes, leur format (dataset), les interfaces permettant d’y accéder (API), la sécurisation de ces données est d’autant plus critique que des décisions automatiques vont pouvoir être prises par les robots d’aide aux décisions.

Chez Sia Partners, nos « data scientists » ont développés, par exemple pour nos clients assureurs, une analyse réelle basée sur les historiques d’accidents, des risques du trajet domicile travail. Le prix de l’assurance est ensuite modulé en tenant compte de ce critère supplémentaire. L’acceptabilité sociale des limitations de vitesse à 80km/h ne serait-elle pas augmentée en la justifiant avec cette technologie plutôt que de la décréter selon un modèle imposé et non justifié? L’acception de nos règles de vie en société peut également être augmentée par la technologie. Nos élus qui ont pris conscience des enjeux de la révolution digitale et de la force des données, par exemple pour le comptage des manifestants, doivent désormais construire cette société 4.0 en démontrant qu’elle génère des bénéfices pour tous et pas uniquement pour ceux qui maitrisent la technologie.

Ce sont à ceux qui ont accès aux données, en particulier dans les DSI, de travailler leur cas d’usage en entreprise et dans le domaine public, pour démontrer par la valeur les apports de notre transformation digitale. Il s’agit donc bien de faire émerger des compétences métier permettant de comprendre les cas d’usages, de définir les data sets et d’augmenter leur valeur métier. La donnée est un enjeux business et la DSI doit armer l'entreprise pour transformer les données en générateurs de valeurs.

Rédigé par Eric Tirlemont

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